Le bilan comptable affiche un beau profit.
Mais sur le compte en banque, c’est une autre histoire. Ça vous parle ?
Ce n’est pas un paradoxe.
C’est juste le signe que vous regardez le mauvais indicateur.
Le seul qui compte vraiment pour la survie de votre boîte, c’est le flux de trésorerie opérationnel.
Ce n’est pas un simple résultat comptable. C’est l’argent réel qui entre et sort de votre entreprise grâce à votre activité principale.
Chaque jour.
C’est ce qui vous permet de payer les salaires, les fournisseurs et les taxes… sans avoir la boule au ventre à la fin du mois.
Ici, pas de théorie vague. On va voir ensemble, sans jargon :
- Ce que ce flux mesure, concrètement.
- Comment le calculer vous-même, pas à pas, avec un exemple chiffré.
- Où il se place par rapport aux flux d’investissement et de financement pour enfin piloter vos liquidités sereinement.
Définition et importance du flux de trésorerie opérationnel
Alors, ce fameux flux de trésorerie opérationnel, c’est quoi exactement ?
En clair, c’est l’argent qui entre et sort de votre caisse grâce à votre activité principale.
Vous savez, ce que vous faites tous les jours pour gagner votre vie.
On parle des liquidités d’activité, celles générées par vos opérations courantes.
On met de côté les investissements lourds ou les emprunts bancaires pour l’instant. Non, on y reviendra plus tard, promis.
Pensez aux ventes que vos clients ont déjà réglées.
À la TVA que vous avez collectée. Aux salaires que vous versez. Aux factures de vos fournisseurs que vous avez payées.
C’est ça, le cœur du sujet.
C’est la capacité d’autofinancement pure de votre boîte.
Celle qui vient de votre travail, de vos services, de vos produits.
Attention, ne le confondez pas avec le résultat net de votre bilan.
Ce n’est pas la même chose, et c’est une erreur que beaucoup font.
Le résultat net, lui, prend en compte des choses qui ne sont pas de l’argent réel qui bouge.
Comme les amortissements (la dépréciation de votre matériel, sur le papier, pas dans votre banque).
Ici, on ne regarde que la trésorerie réelle.
Celle que votre banquier voit quand il regarde votre compte, vous voyez ?
Pourquoi c’est si vital pour vous, que vous soyez un indépendant qui bâtit, une agence créative ou un e-commerçant qui gère ses stocks ?
Parce que c’est ce flux qui vous dit si, oui ou non, vous allez pouvoir payer vos charges à l’heure.
Investir un peu sans vous étrangler. Ou même, passer un mois un peu mou sans frôler la crise de panique.
Imaginez, pour un instant : vous facturez un beau 60 000 euros ce mois-ci.
Mais vos clients, eux, paient à 45 jours.
Votre flux opérationnel, aujourd’hui, est probablement négatif. Même si, sur le papier, vous faites un excellent profit.
Ça vous parle ? Gérer ces délais, anticiper les rentrées et les sorties, ça peut vite devenir un casse-tête.
Surtout si vous n’avez pas les bons outils pour y voir clair.
Pour automatiser ce suivi de vos encaissements et décaissements, et même personnaliser vos relances clients quand les paiements tardent, vous pouvez Essayez gratuitement Invoicing.plus. C’est un outil qui permet de personnaliser vos workflows de facturation et de suivi.
À l’inverse, prenez une entreprise de menuiserie.
Elle encaisse 40 000 euros d’acomptes avant même de démarrer un chantier.
Son flux opérationnel sera positif, même si la marge finale est modeste. Et ça, c’est confortable, non ?
Ce flux opérationnel, on l’analyse toujours au sein d’un tableau de flux de trésorerie plus grand.
On y voit aussi les flux d’investissement et de financement, pour avoir une vision complète, comme nous le verrons plus loin.
Action rapide, si vous le voulez bien :
- Ouvrez votre relevé bancaire du mois dernier.
- Repérez tout ce qui vient de vos ventes.
- Et tout ce qui part pour vos fournisseurs et vos salaires.
Vous tenez là une première photo très concrète de votre flux de trésorerie opérationnel.
C’est simple, non ?
En résumé, pour vous fixer les idées :
- C’est la source principale de vos liquidités : l’argent généré par ce que vous faites au quotidien. Pas par un prêt, pas par la vente d’un camion.
- C’est le baromètre de votre survie quotidienne : si vous pouvez payer vos factures et vos équipes sans stress.
- Et sa grande différence avec le bénéfice : il ne s’intéresse qu’au vrai cash qui passe sur votre compte, pas aux calculs comptables.
Calcul et méthode du flux de trésorerie opérationnel : le nerf de la guerre
Maintenant que vous savez ce qu’est le flux de trésorerie opérationnel (ce vrai argent qui fait vivre votre activité, rappelez-vous), la question qui brûle les lèvres, c’est : comment le calcule-t-on, concrètement ?
Pas de panique, c’est plus simple qu’il n’y paraît.
Vous avez en fait deux grandes portes d’entrée pour y arriver.
Soit vous partez de l’EBE (l’excédent brut d’exploitation), soit vous débutez avec le résultat net de votre entreprise. Dans les deux cas, on va ajuster ces chiffres avec ce qui n’est pas du cash réel, et avec les fameuses variations de BFR.
Le BFR, si vous vous demandez, c’est votre besoin en fonds de roulement.
C’est l’argent dont vous avez besoin pour faire tourner la boutique au quotidien : vos clients qui mettent du temps à payer, vos stocks qui dorment un peu, et vos fournisseurs que vous devez régler.
Voyons d’abord la méthode la plus directe, celle par l’EBE :
- Prenez votre EBE. C’est déjà une bonne base, un reflet direct de votre performance opérationnelle brute.
- Enlevez les impôts d’exploitation que vous avez réellement payés. On parle de cash, alors ce qui est parti du compte, on le déduit.
- Et enfin, appliquez la variation de BFR. Si votre BFR a augmenté (vos clients vous doivent plus, ou vos stocks ont grossi), cela veut dire que vous avez « consommé » du cash. Vous voyez l’idée ?
Et si vous préférez partir de votre résultat net ? C’est tout aussi valable, juste un peu plus détaillé :
- Commencez par votre résultat net. Le chiffre que vous trouvez en bas de votre compte de résultat.
- Ajoutez les charges non monétaires. Ce sont des dépenses qui ne sont pas de l’argent réel qui sort de votre poche. Typiquement, les amortissements (cette « usure » comptable de votre matériel).
- Enlevez les produits non monétaires, l’inverse des charges, des gains théoriques sans flux de cash.
- Puis, comme pour l’EBE, intégrez la variation de BFR pour la période concernée. Elle est vraiment clé cette variation !
Vous vous dites peut-être : « Calculer tout ça, c’est bien beau, mais suivre les variations de BFR, entre les clients, les stocks et les fournisseurs… c’est un travail de moine ! »
Et vous avez raison !
C’est précisément là que l’automatisation devient une bouffée d’oxygène. Imaginez pouvoir centraliser vos factures, suivre vos encaissements et même automatiser vos relances. D’un coup, ces variations de BFR deviennent limpides, calculables en un clic.
Pour vous simplifier la vie et voir clair dans vos chiffres, Essayez gratuitement Invoicing.plus. Vous pourrez connecter vos banques et vos données de ventes pour obtenir une vision précise de ces mouvements de cash.
Un exemple concret de calcul depuis le résultat net
Mettons-nous dans la peau d’une petite entreprise de services.
Vous facturez vos clients à 30 jours, et vos fournisseurs vous donnent 15 jours. Un classique, n’est-ce pas ?
Étape 1 : Votre point de départ
Votre résultat net est de 20 000 euros. Un bon chiffre sur le papier, hein ?
Étape 2 : Réintégrer ce qui n’est pas du cash
Vous avez 5 000 euros d’amortissements.
Ce n’est pas de l’argent sorti de votre compte. Il faut le rajouter.
Donc, 20 000 (résultat net) + 5 000 (amortissements) = 25 000 euros. C’est déjà mieux !
Étape 3 : Ajuster pour le BFR
C’est là que ça se corse un peu, mais on va le rendre clair.
- Vos clients vous doivent 8 000 euros de plus que le mois dernier (+8 000). Cet argent n’est pas encore rentré. Ça « mange » du cash.
- Vos stocks ont augmenté de 2 000 euros (+2 000). Vous avez dépensé pour les acheter, donc, encore du cash qui est parti.
- Par contre, vous devez 3 000 euros de plus à vos fournisseurs (+3 000). Bonne nouvelle ! Cet argent est encore sur votre compte. C’est du cash que vous conservez pour l’instant.
Donc, la variation de BFR est de : +8 000 (clients) + 2 000 (stocks) – 3 000 (fournisseurs) = +7 000 euros.
Ce « +7 000 » signifie que votre activité a consommé 7 000 euros de cash pour financer ce BFR supplémentaire.
Étape 4 : Le calcul final
On reprend notre sous-total de l’étape 2 (25 000 euros) et on y soustrait ce fameux BFR :
25 000 euros – 7 000 euros = 18 000 euros.
Votre flux de trésorerie opérationnel est de 18 000 euros.
Concrètement ? Vous avez généré 18 000 euros de cash grâce à votre activité principale. Les 7 000 euros de BFR ont juste un peu freiné cette génération, en retenant une partie de cet argent pour financer vos opérations en cours.
Et si on avait pris l’EBE comme point de départ ?
Voyez, le résultat est le même. C’est juste une autre façon d’y arriver.
| Élément | Montant (en euros) |
|---|---|
| EBE | 30 000 |
| Impôts d’exploitation payés | −5 000 |
| Variation de BFR | −7 000 |
| Flux de trésorerie opérationnel | 18 000 |
Vous voyez ? Les chiffres concordent. C’est rassurant, n’est-ce pas ?
Action rapide, si vous le voulez bien :
Prenez votre propre grand livre client et fournisseur.
Comparez la fin du mois dernier avec le mois d’avant.
Essayez d’estimer cette variation de BFR pour votre propre entreprise.
Puis, avec votre résultat net (ou votre EBE), suivez les étapes que nous venons de voir.
Vous serez étonné de la clarté que ça apporte.
Les 3 catégories de flux de trésorerie et la place du flux opérationnel
Maintenant que vous maîtrisez le flux de trésorerie opérationnel – ce moteur vital de votre activité quotidienne, comme nous l’avons décortiqué – vous vous demandez peut-être comment il s’intègre dans la grande image.
Parce que oui, votre compte bancaire bouge pour d’autres raisons que vos seules opérations courantes. Et c’est là qu’entrent en scène deux autres grandes familles de flux de trésorerie : l’investissement et le financement.
Ces trois catégories, ensemble, dessinent le tableau complet. Elles expliquent précisément chaque entrée et chaque sortie d’argent réel de votre entreprise.
Alors, si je devais vous poser une question simple : lequel de ces flux faut-il surveiller en priorité pour être sûr de passer le cap du mois prochain ? Sans hésiter, je vous dirais : l’opérationnel.
C’est lui qui vous montre le vrai cash généré par ce que vous faites tous les jours. C’est l’argent qui sert à payer vos équipes, vos fournisseurs, vos impôts… bref, ce qui maintient votre entreprise en vie, ici et maintenant.
Pour mieux comprendre, imaginez votre propre structure.
Vous êtes une PME de négoce. Un matin, vous encaissez une grosse vente. Ça, c’est de l’opérationnel.
L’après-midi, vous achetez un nouvel utilitaire pour vos livraisons. C’est de l’investissement.
Et le soir, vous signez un prêt bancaire pour développer un nouveau produit. Ça, c’est du financement.
Trois mouvements. Trois flux bien distincts. Mais avec un seul centre de gravité : l’opérationnel.
Pour vous fixer les idées, voici un petit récapitulatif des spécificités de chaque type de flux de trésorerie :
- Flux opérationnel : Ce sont les liquidités directement liées à votre cœur de métier. Vos ventes encaissées, les achats de matières premières, les salaires et toutes les autres charges courantes payées. C’est le souffle de votre entreprise.
- Flux d’investissement : Ici, on parle de l’argent que vous dépensez pour l’avenir de votre boîte. L’achat de machines, de logiciels spécifiques, de terrains ou de bâtiments.
C’est aussi l’argent qui rentre si vous vendez un vieil équipement. Vous voyez ? - Flux de financement : C’est la façon dont vous financez votre activité sur le long terme. Les emprunts que vous contractez auprès des banques, ou ceux que vous remboursez. Les apports en capital de nouveaux associés, ou les dividendes que vous versez.
La place du flux opérationnel, comme vous pouvez le constater, est vraiment au centre de tout. C’est le point de départ de toute bonne analyse.
Pensez-y : si ce flux opérationnel est constamment positif, cela signifie que votre activité génère suffisamment de cash pour s’autofinancer. Vous n’avez pas besoin de chercher un prêt pour chaque dépense courante. C’est une position très confortable, un signe de santé financière.
Mais si, au contraire, il est durablement négatif, c’est un signal d’alarme. Cela veut dire que votre activité principale ne couvre pas ses propres charges. Vous êtes alors obligé de compenser, soit en puisant dans vos réserves, soit en contractant de nouveaux emprunts, soit en réduisant vos investissements. Et ça, avouons-le, ce n’est pas viable sur le long terme.
Prenons un exemple concret, très simple, celui d’une agence web de six personnes, comme la vôtre peut-être. Sur un trimestre, après avoir encaissé toutes les factures et payé toutes les charges :
- Un flux opérationnel de +45 000 euros.
Génial ! L’agence génère beaucoup de cash par son activité. - Mais elle a investi dans de nouveaux ordinateurs et logiciels, soit un flux d’investissement de −12 000 euros.
- Et elle a remboursé une partie d’un ancien emprunt bancaire, représentant un flux de financement de −8 000 euros.
Au final, le solde global de trésorerie est positif (45 000 – 12 000 – 8 000 = +25 000 euros). Vous voyez ? Pourquoi ? Parce que l’opérationnel porte la maison. Il est suffisamment robuste pour absorber les autres mouvements.
En pratique, ma recommandation est toujours la même quand je regarde les comptes : analysez toujours le flux opérationnel en premier. C’est votre boussole. Ensuite, seulement, regardez l’investissement, puis le financement.
Vous saurez immédiatement si votre « machine à cash » fonctionne bien, avant même de vous soucier de la manière dont vous utilisez cet argent ou dont vous en levez auprès de tiers.
FAQ
Q: Qu’est-ce que le flux de trésorerie opérationnel ?
Le flux de trésorerie opérationnel correspond aux liquidités générées par l’activité courante. Il mesure la capacité d’autofinancement, distincte du résultat net qui inclut des éléments non encaissés.
Q: Comment calculer le flux de trésorerie opérationnel ?
Par la méthode indirecte : résultat net + amortissements et provisions non décaissés ± variation du BFR. Exemple : 80 + 30 − 15 = 95. Simple, réplicable en Excel.
Q: Quelle est la formule la plus utilisée (méthode indirecte) ?
FTO = Résultat net + Charges non monétaires − Produits non monétaires ± Variation du BFR. Variante : FTO = EBE − Impôts cash ± Variation du BFR.
Q: Quels sont les trois types de flux de trésorerie ?
Opérationnel (activité courante), Investissement (achats/cessions d’actifs), Financement (dettes, capitaux propres, dividendes). Ensemble, ils forment le tableau de flux et expliquent la variation de trésorerie.
Q: Avez-vous un exemple simple ou un modèle Excel/PDF ?
Exemple : Résultat net 100, amortissements 25, BFR +10 : FTO = 100 + 25 − 10 = 115. Pour automatiser, essayez Invoicing.plus.
Conclusion
Alors, vous y êtes !
Nous avons exploré ensemble le monde du flux de trésorerie opérationnel, n’est-ce pas ?
Vous savez maintenant le lire, le calculer, et surtout, le situer dans le grand tableau de bord de votre entreprise. C’est une sacrée avancée, je crois.
Mais, concrètement, qu’est-ce qu’il faut vraiment ancrer pour ne plus jamais se tromper ?
Voici l’essentiel, ce qui va vraiment vous servir au quotidien :
- Le flux de trésorerie opérationnel, ce n’est pas un résultat comptable. Non.
C’est le véritable pouls de votre activité : les liquidités que vous générez juste avec votre business courant. L’argent frais, en somme. - Pour le trouver, on ne se complique pas la vie.
On ajuste votre résultat avec quelques éléments « non monétaires » (comme l’amortissement, vous savez ?) et, très important, votre Besoin en Fonds de Roulement (BFR). Simple, efficace. - Et il ne vit pas seul, jamais.
Son analyse prend tout son sens quand vous le comparez à vos flux d’investissement et de financement. C’est là que l’image devient complète, vous voyez ?
Mon conseil le plus sincère, vraiment, c’est celui-ci : ne laissez jamais ce chiffre clé de côté.
Suivez-le, mois après mois.
Prenez l’habitude de le mettre en face de chaque décision stratégique :
un gros achat, une nouvelle embauche qui vous fait rêver, ou même le remboursement d’un emprunt. C’est votre baromètre personnel.
Et si, comme beaucoup d’entrepreneurs, vous en avez assez de jongler avec des tableaux complexes et de ressentir cette petite pointe de stress pour la caisse…
Alors, pensez à l’automatisation.
Un outil comme Invoicing Plus peut vous faire gagner un temps fou, et surtout, vous offrir cette tranquillité d’esprit inestimable.
Piloter votre trésorerie, ça doit être serein, pas un casse-tête. Vraiment.